Devenir moniale
Devenir moniale est un chemin qui se parcourt progressivement, dans la prière, le discernement et la vie fraternelle. Il s’agit de vérifier peu à peu si le désir de consacrer sa vie à Dieu dans une communauté monastique correspond à un appel profond et durable.
Chaque vocation est unique. Le cheminement peut donc varier d’une personne à l’autre, mais il comporte généralement plusieurs étapes.
Les premiers temps
L’aspirante
Lorsqu’une jeune femme commence à s’interroger sur sa vocation elle peut se faire accompagner par une moniale. Cet accompagnement l’aide à accueillir et à approfondir le désir que Dieu a peut-être déposé dans son cœur.
Des temps de retraite au monastère permettent de découvrir la communauté, de participer à certains offices et de faire connaissance avec la vie bénédictine telle qu’elle se vit à Wisques.
Si l’attirance pour la vie monastique se confirme, plusieurs séjours, parfois sous la forme de stages d’environ un mois, peuvent être proposés. La jeune femme, appelée aspirante, partage plus concrètement la vie des sœurs. Elle est accompagnée par la maîtresse des novices.
À l’issue de ces séjours, elle retourne chez elle pour prendre le temps de réfléchir. Si son désir demeure et si la communauté reconnaît également des signes d’appel, elle peut demander à entrer au monastère comme postulante.

L’entrée comme postulante
Le postulat dure généralement un an, parfois davantage ou moins selon les situations. C’est une première étape de vie au monastère, au cours de laquelle la jeune femme apprend progressivement à prendre le rythme de la communauté.
Elle quitte alors ses activités habituelles pour s’installer au monastère et commencer à vivre en clôture. Cette période lui permet de vérifier concrètement son désir de suivre le Christ dans la vie bénédictine.
La postulante ne porte pas encore l’habit monastique.
Elle reçoit des enseignements sur la Règle de saint Benoît, la prière, la Parole de Dieu, la liturgie et la vie de la communauté. Elle rencontre régulièrement la maîtresse des novices, qui l’aide à discerner, à approfondir sa vie spirituelle et à grandir dans sa vocation.
Le noviciat
Cette étape commence par la prise d’habit, une célébration importante au cours de laquelle la future moniale reçoit l’habit bénédictin et un voile blanc.
Le noviciat dure deux ans.
La novice est accompagnée par la maîtresse des novices, assistée d’une autre moniale. Ensemble, elles veillent à sa formation humaine, spirituelle et intellectuelle.
C’est généralement au moment de la prise d’habit que la novice reçoit le nom de sœur. Elle reçoit aussi un nom religieux.
Les premiers voeux
La professe temporaire
À l’issue du noviciat, si le discernement se poursuit favorablement, la sœur peut prononcer ses premiers vœux, appelés vœux temporaires. Elle s’engage alors pour une durée déterminée, généralement de trois ans dans la communauté.
Les vœux bénédictins :
Le vœu de stabilité : la sœur s’attache à sa communauté pour y chercher Dieu tout au long de sa vie. La stabilité l’enracine dans la fidélité et l’aide à avancer avec persévérance. La clôture soutient cette fidélité en offrant un cadre de vie consacré à la prière et à la vie fraternelle.
Le vœu d’obéissance : la moniale choisit de remettre sa volonté au Seigneur et d’apprendre à écouter sa Parole, à travers notamment la Règle de saint Benoît et la vie communautaire. Cet engagement ouvre à une plus grande disponibilité pour accomplir la volonté de Dieu.
Le vœu de conversion des mœurs : la sœur s’engage à se laisser transformer par le Christ et à progresser tout au long de sa vie dans la manière de penser, d’agir et d’aimer. Cet engagement comprend notamment la pauvreté et la chasteté, selon la tradition bénédictine.
La professe solennelle
Après plusieurs années de vie monastique et de vœux temporaires, vient le moment de discerner la profession solennelle. Si la sœur et la communauté reconnaissent que cet engagement peut être pris librement et en vérité, elle prononce ses vœux définitifs.
Elle s’engage alors pour toujours à vivre selon la Règle de saint Benoît, au sein de sa communauté. Cet engagement est l’aboutissement d’un long cheminement, mais aussi le commencement d’une nouvelle étape : celle d’une fidélité quotidienne, renouvelée dans la prière et le don de soi.
Lors des vœux solennelle, la sœur reçoit notamment le voile noir.